Pourquoi je n'irai probablement pas voir Les Infiltrés, Black Book ou Le Dahlia noir...
S : Revenons aux fondamentaux : paraît que le Verhoeven et le Scorsese sont biens ?.
Moi : Pas vu et je dois dire que ça m'excite pas vraiment.
S : ... finalement, plus rien ne semble t'exciter.
Pas faux l'ami !
A dire le vrai, il m'apparait que la plupart des images qui nous sont proposées ont perdu toute singularité.
Mais quelle singularité ?
Avant d'être un art du récit, le cinéma m'a toujours semblé un art du geste (aussi ai-je toujours préféré Walsh à Bergman par ex), un art qui avait la capacité - et c'est cette singularité qui, à la manière du bleu de Chartres, a mystérieusement disparu - la capacité donc d'inscrire un geste dans un décor.

Roberta (1935) - William A. Seiter.

La capacité d'inscrire un geste dans un décor, mais aussi dans un récit.
Un adieu, le mouvement des vagues, des barques mises à la mer, des retrouvailles.


Le cinéma perdu, me reste la littérature (cf synthése et )
La consommation du tabac (poursuivit Mr Pickwick) doit être très forte dans ces villes; et l'odeur qui en imprègne les rues doit être une source de joies infinies pour tous ceux qui ont la passion de l'aimer.
Monsieur Pickwick - Trad : Sylvère Monod.
Remerciements à Zohiloff.